Le lock-in apparaît lorsqu’une entreprise devient suffisamment dépendante d’un fournisseur pour que le coût ou la complexité nécessaires pour en changer rendent la sortie difficile.
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Mais le véritable sujet n’est pas seulement le prix.
Au fil du temps, les recruteurs construisent leurs recherches, leurs viviers, leurs historiques et leurs habitudes dans la plateforme. Une grande partie de la valeur créée devient alors dépendante de l’outil.
Si les tarifs augmentent, l’entreprise peut théoriquement partir. Mais récupérer ses données et reconstruire ses processus ailleurs peut être complexe.
Le coût de rester augmente, mais le coût de partir aussi.
Avec les agents IA, le phénomène pourrait aller encore plus loin.
Un agent peut accéder au CRM, aux bases de données, aux emails et aux outils internes. Plus il est intégré, plus il connaît les données et les processus de l’entreprise.
La question devient alors :
« Combien coûte l’agent ? »
mais aussi :
« Combien nous coûterait de le remplacer ? »
C’est là que le lock-in devient une question de souveraineté.
Si de nombreuses entreprises deviennent dépendantes des mêmes plateformes étrangères pour leurs données, leurs outils et leurs processus, l’enjeu dépasse l’entreprise individuelle.
Conserver la capacité de choisir, de changer de fournisseur et de maîtriser ses données devient alors un enjeu économique et numérique.
Avant d’adopter un nouvel outil ou un agent IA, une question mérite donc d’être posée :
« Si demain nous voulons partir, pouvons-nous réellement le faire ? »
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